VŒUX DU MOUVEMENT REFORMATEUR POUR L’ANNEE 2026

Mes chers concitoyens, amis,

L’année 2025 qui s’achève aurait dû être l’année de la remise en marche du Cameroun. Elle s’est ajoutée à l’interminable liste des années perdues depuis au moins 2011. L’élection présidentielle, opportunité pour la Nation de faire le choix sur les grandes orientations de la vie socio-économique pour les 7 prochaines années, opportunité de mettre un terme aux morts quotidiens de la guerre dans les régions anglophones et dans l’extrême-nord, opportunité de se doter d’un Gouvernement au service du pouvoir d’achat des camerounais et du développement du pays, s’est transformée en un jeu de massacres jusqu’à la mort. Près d’une cinquantaine de camerounais morts à cause de cette élection, des arrestations en masse, de nombreuses destructions de biens publics et privés à travers le pays… et l’exil.

En novembre 2006, face à l’incapacité manifeste du RDPC à faire avancer le pays sur la voie de la modernisation et au délitement du SDF, principale force d’opposition au régime en place, nous avons mis sur pied le Mouvement Réformateur avec l’engagement d’éviter au Cameroun la perspective d’une alternance chaotique au sommet de l’état qui exposerait le pays à un profond déchirement. Nous disions alors : « La république et la démocratie sont en danger. Notre profond engagement pour sauver la république et la démocratie au bénéfice de la paix dans notre pays nous conduit à transcender nos clivages régionaux, ethnolinguistiques, socio-professionnels, religieux et générationnels autour d’un grand Mouvement… ». Ces premiers mots de notre charte révèlent le fondement de notre engagement réformateur de créer à l’intention des camerounaises et camerounais, une force politique dédiée à l’unité, à la démocratisation et à la modernisation de notre pays. Engagement  plus que jamais d’actualité face à l’intolérance et à l’extrémisme du RDPC qui se sont hélas diffusées dans des partis prétendument de l’opposition comme le PCRN ou le MRC.

Les drames relatifs à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 nous ramènent au fondement de notre engagement réformateur. Le Cameroun n’est plus une démocratie ni une république. Le RDPC impose à la Nation un régime autoritaire. Il est aidé à cela par l’égoïsme et l’incohérence d’une certaine opposition. C’est évidemment un échec pour tous les camerounais. En particulier pour la classe politique dans son ensemble mais surtout pour le Président Biya qui, 43 ans après son accession à la magistrature suprême du pays, est très loin de satisfaire les nombreux espoirs placés en lui par les camerounais et, encore plus loin de son ambition de laisser à la postérité l’image de celui qui a apporté la démocratie et le développement au Cameroun.

En tant que Président du Mouvement Réformateur, je voudrais néanmoins exhorter les camerounais à ne pas céder à l’exclusion et au communautarisme en réaction à la situation socio-politique difficile du pays car nos divisions sont nos plus grandes faiblesses sur le chemin de la construction d’une Nation forte et prospère. À l’aube de l’année 2026, prenons conscience de la nécessité d’un dialogue constructif à tous les niveaux et de l’obligation d’un engagement patriotique qui surpasse les ambitions partisanes pour reconstruire la démocratie et la République au Cameroun.

Au nom des Réformateurs, puisse 2026 être pour chacun de nos concitoyens une année de santé, de paix et de réussite.

Bonne et heureuse année 2026!

Samuel BILLONG

Le Président National.