Election présidentielle du 12 octobre 2025 – Appel aux Camerounais
Mes chers concitoyens, chers amis
Le corps électoral a été convoqué pour l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 et vous savez que le Mouvement Réformateur a été exclu comme d’autres forces du changement dans notre pays de ce processus électoral par un code électoral contesté à juste titre.
Ces exclusions s’ajoutent aux dispositions litigieuses du code électoral conduisant à un fichier électoral corrompu, l’exclusion de la majorité des camerounais de ce fichier et la partialité manifeste des administrations impliquées dans le processus électoral pour une organisation conflictogène de cette élection présidentielle.
Pour éviter cette situation, après avoir saisi sans succès le Conseil Constitutionnel précisément sur l’inconstitutionnalité de l’article 121 du Code électoral, le Mouvement Réformateur avait convié, le 27 janvier 2025, plus d’une quarantaine de leaders des partis politiques à une concertation sur les propositions de modification consensuelle du Code électoral et les stratégies à mettre en œuvre à cet effet. Et malheureusement, en n’adhérant que timidement à la proposition du Mouvement Réformateur pour aboutir à la modification du code électoral et garantir la paix et l’unité du pays par des élections transparentes et acceptables par tous, les forces du changement ont en réalité renoncé à l’alternance en 2025. Tout comme elles l’ont fait en acceptant l’inversion du calendrier électoral avec notamment le report des élections législatives. Là aussi, le Mouvement Réformateur s’est retrouvé seul à contester cette inversion jusqu’au Conseil Constitutionnelle.
L’élection présidentielle devrait être l’occasion donnée à la Nation de prendre des grandes orientations pour son avenir, l’opportunité de trancher sur les valeurs qui vont guider sa marche vers le futur. Les conditions d’organisation de l’élection et les programmes des candidats devraient le permettre. Il n’en est rien pour l’élection du 12 octobre dont le caractère exclusif est incontestable. Nous sommes réduits à la volonté de certains de remplacer un homme par un autre, et même par « un diable » pour d’autres avec la perspective d’une véritable crise post-électorale communautaire à laquelle notre Nation bigarrée, entremêlée et jeune aura du mal à se remettre.
Mais avec 8 millions d’inscrits sur le fichier électoral avant toilettage, soit en réalité 5 à 6 millions d’électeurs dont la moitié au moins au vu des résultats passés, est acquise au RDPC, il n’y aura aucun remplacement au terme du processus électoral en cours.
L’élection présidentielle à venir apparait dès lors comme un rendez-vous de tous les dangers pour la Nation camerounaise prise en tenaille par les extrémistes d’un camp comme de l’autre. Entre ceux qui sont prêts à tout pour préserver leurs privilèges et ceux qui promettent déjà de payer de leur sang et sans aucun doute de celui des nombreux compatriotes pour la défense de leur victoire dont ils présument d’ores et déjà la confiscation par le RDPC.
Dans ces conditions, Le Mouvement Réformateur appelle à la plus grande prudence et à la sagesse. Quarante-trois ans c’est très long ; la souffrance et la misère de notre peuple sont de plus en plus insupportables mais la guerre totale est pire. La fracture régionaliste, communautariste ou ethnique que les uns et les autres veulent imposer à la Nation par simple calcul machiavélique sera indélébile.
Mes chers concitoyens, chers amis
Plus qu’un devoir, nous avons l’obligation de refuser de servir de caution à ceux qui s’apprêtent à mettre le Cameroun à feu et à sang.
Réaffirmant notre engagement pour l’unité et la démocratie,
Engageons-nous fermement pour la sauvegarde de la République et de la démocratie dès le lendemain du 12 octobre 2025 ;
Engageons-nous à la victoire des forces réformatrices du pays dès le premier trimestre de 2026 avec les législatives de l’année prochaine.
Vive la Démocratie !
Vive la République !
Vive le Cameroun !
Samuel BILLONG
Président National




